Sauternes / Barsac ::

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Détail

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YQUEM 1998
(1/2 bouteille)*

YQUEM 1998 (1/2 bouteille)*


Prix HT à l'unité : 95,00 €
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Wine Spectator

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Parker

91

Decanter

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Revue Vin de France

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Gault Millau

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Le Point

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Sauternes / Barsac

1er Cru Classé

Notes de Dégustations

Un millésime qui charme immédiatement par la rondeur et l’élégance, sur un équilibre parfait. Peut être plus « facile » que d’autres millésimes, il n’en reste pas moins la preuve de l’excellence du château d’Yquem.

Le vignoble & la Vinification

Le pays de Sauternes doit beaucoup au Ciron dont les eaux froides en se déversant dans la Garonne, facilitent ce précieux brouillard d’automne facilitant le développement du Botrytis Cynerea « la pourriture noble ».

A Yquem, sur 113 hectares de vignobles, une centaine seulement sont en production puisque chaque année, 2 à trois hectares de pieds de vigne âgées sont arrachés puis laissés en jachère un an. Ils sont ensuite replantés et ils attendront 5 ans avant de produire un raisin supportant le cahier des charges draconiens d’Yquem.Une douzaine d’hectares sont ainsi en permanence au repos.
La méthode de vendange à Yquem est immuable. Le temps venu, le personnel d’Yquem s’étoffe et 150 coupeurs arpentent le vignoble en quête du grain parfait. La cueillette exige plusieurs tries successives. En moyenne, il faut 5 à 6 tries étalées sur 6 semaines. Mais certaines années ce sont 10-11…La vendange commencée en octobre ne s’achevant qu’en décembre. Et cela sans pour autant être assuré d’une récolte digne de porter le nom Yquem.
Les raisins sont ensuite rapidement acheminés en comportes jusqu’aux pressoirs où ils font subir plusieurs cycles indispensables à l’extraction d’un jus concentré. Les moûts qui en résultent sont assemblés le soir même et mis en barriques neuves chaque année de merrain de chênes. C’est alors que débute la fermentation alcoolique. Au bout de 2 à 3 semaines la fermentation stoppe naturellement à 13,5° d’alcool acquis. Débute alors une très longue période en barrique rythmée par des soutirages pour isoler les lies. L’élevage se termine par la mise en bouteille au cours du quatrième printemps suivant la vendange.



Terroir : grave et sable sur plateau calcaire
Superficie totale : 113 hectares Encépagement: 20% Sauvignon / 80 % Semillon /

L’ Histoire

Yquem aurait pu être anglais ! Il appartenait à Alienior d’Aquitaine. Enfin, il se faisait parti de ses nombreuses possessions. Il fut apporté à la couronne Française en 1137 grâce au mariage d’Alienor et du Prince Louis Capet (futur Louis VII). Ce mariage dura 15 années. Il se termina par son annulation pure et simple, décision prise par le pape Eugène III sous prétexte d’Adultère. Il laissa donc Alienor libre d’épouser Henri Plantagenêt, sacré Henry II d’Angleterre en 1154. Ainsi Yquem fut jusqu’à la fin de la guerre de Cent Ans en 1453, une propriété royale anglaise.
De retour sous domination française grâce à l’annexion de la région par Charles VII, Yquem atterrit dans les mains de riches négociants, la famille Sauvage menée par Jacques Sauvage qui s’est vu obtenir les droits de tenure simple d’Yquem. Pendant cette période, les archives attestent déjà du soin apporté aux vignes, utilisant des vendanges tardives. La famille Sauvage entreprit alors de lourdes modifications des infrastructures médiévales, ajoutant des remparts et une chapelle au 16ème siècle et une aile nord contenant les salles de réception au 17ème. C’est aussi au cours de cette période qu’Yquem gagna sa réputation.
En 1711, la famille fut anoblie par Louis XIV et obtient la propriété de plein droit du .En 1785, Françoise Joséphine Sauvage d’Yquem se maria avec le Comte Louis Amédée de Lur-Saluces. Mais en 1788 son époux décéda des suites d’une chute de cheval, et, comme il fut le cas pour beaucoup de nobles durant la Révolution, la veuve perdit tout exceptée sa tête. Lorsqu’elle reprît le contrôle de la propriété , elle continua d’accroitre la popularité du vin ( qui était déjà parvenu aux papilles de Thomas Jefferson, troisième président américain qui en fin connaisseur et précurseur avait commander des bouteilles millésimées, étiquetées et mises en bouteille au château).
En 1826, elle construisît un nouveau chai et finalisa la méthode de la vendange par tries successives. A sa mort en 1851, elle laisse à ses descendants une propriété prospère. Son petit-fils, Romain Bertrand de Lur-Saluces continua le développement du domaine en installant un réseau de drainage impressionnant. La reconnaissance internationale était en route avec le classement de 1855 en tant que Premier Cru Supérieur. De Constantin le frère du Tsar de Russie aux Empereurs Meiji, le château d’Yquem impressionnait. A sa mort, la propriété passa à son fils Amédée puis à son frère cadet Eugène une star du Sauternes. Malheureusement cette période se termina par deux évènements dramatiques, le phylloxéra et la Grande Guerre.

Après la mort d’Eugène, son fils Bertrand pris contrôle du domaine et mena le château avec brio pendant ces épreuves difficiles. En 1914, Yquem se transforme en hôpital de guerre et Bertrand part dans les tranchées en tant qu’officier. A son retour, il fonde l’Académie des Vins de Bordeaux, le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux et préside l’Union des Syndicats de Sauternes. Il fît la promotion de l’AOC Sauternes, lutta contre la crise des années 1930, institua la mise en bouteille au château, et introduisit Y, le vin sec de la propriété. Prisonnier 2 ans pendant la Seconde Guerre Mondiale, il retrouva son domaine pour y mourir en 1968. Mais il n’avait pas d’héritier.
Pendant quelque temps, les observateurs pensaient que son neveu Louis Hainguerlot serait l’héritier. Il déménagea à Bordeaux en 1957, vînt habiter à Yquem avec Bertrand et ses études œnologiques le prédestinaient comme successeur naturel. Mais une dispute éclata en 1963, Louis quitta sauternes et Bertrand choisit un autre neveu, Alexandre de Lur-Saluces. Ce choix fut un succès malgré les différentes épreuves. En effet, jaloux des choix de succession, le frère ainé d’Alexandre ainsi que plusieurs membres de la famille Hainguerlot vendirent leurs parts et Alexandre se retrouva minoritaire face à Bernard Arnault et son groupe LVMH devenu majoritaire en 1999. Mais tout ne semblait pas perdu puisque Alexandre fût autorisé à rester sur ses terres et diriger le château. Mais ce fût de courte durée. En 2004, LVMH nomme Pierre Lurton (également directeur de Cheval Blanc une autre possession du groupe). Ainsi se termine l’histoire. Mais pas pour Yquem qui commercialisa le millésime 1999 à un prix d’aubaine , avant de vendre le millésime 2001 comme l’Yquem le plus cher de tout les temps et d’introduire Yquem dans le système des primeurs. Une nouvelle page est en train de s’écrire.



» Le site du Château


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