Saint Julien ::

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Détail

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LEOVILLE POYFERRE 2008

<b>LEOVILLE POYFERRE 2008</b>

Wine Spectator

90-93

Parker

92-94

Decanter

****17,5

Revue Vin de France

17

Gault Millau

16,5

Le Point

17

Primeur 2008

Saint Julien

Typiquement gascon, ce nom de Poyferré signifie un « point ferré », c’est à dire une partie de chaussée empierrée où chevaux et véhicules se doivent de porter des fers. Comme beaucoup de Saint Julien, il bénéficie d’une complexité aromatique impressionnante. Le Château LEOVILLE POYFERRE produit des vins élégants, très fins, équilibrés et complexes, à la couleur intense et à la texture veloutée, et qui disposent d’une très bonne aptitude au vieillissement.

Accords Gastronomique

Il se mariera idéalement avec un salmis de palombe par exemple ou une belle épaule d’agneau.

Le vignoble

Le vignoble de Château Léoville Poyferré est assis sur un terroir de graves, sols maigres qui apportent un juste équilibre dans l’alimentation de la plante.


Superficie totale : 80 hectares en vignes
Terroir : Graves garonnaises
Encépagement : - 65 % Cabernet sauvignon
- 25 % Merlot
- 2 % Cabernet Franc
- 8 % Petit Verdot.

La vinification

Environ trois semaines avant le début des vendanges, Didier CUVELIER, Michel ROLLAND, Isabelle DAVIN (l’œnologue du château), Bruno CLENET (chef de culture) et Didier THOMANN (maître de chais) parcourent l’intégralité du domaine pour déguster les baies afin de compléter les résultats des analyses internes par la perception sensorielle.
A ce moment-là, un suivi du contrôle sanitaire du vignoble est effectué tandis que le plan de vendanges commence à se dessiner. Toutes les semaines suivantes, comme pendant les vendanges, cette opération sera renouvelée en complément des analyses sucres/acidité et tanins/anthocyanes réalisées.
A Léoville Poyferré, la décision de la date de récolte est prise de concert par l’équipe technique et l’œnologue conseil une semaine avant le premier coup de sécateur. Depuis 1994, les vendanges manuelles sont faites en cagettes. La vendange est triée sur tables mécaniquement et manuellement une première fois avant l’éraflement des grappes et une seconde fois mécaniquement et manuellement avant le foulage des baies. L’encuvage se fera par cépages et par parcelle dans les 35 cuves inox du cuvier.

Les vins bénéficieront ensuite d’une fermentation malolactique en barriques neuves. Tous les vins du domaine suivent alors un élevage traditionnel en barriques d’une durée de 18 à 20 mois.

L’ Histoire

Sous le règne de Louis XIII, en 1638, Maître Jean de Moytié possédait un vignoble planté sur un mont de graves proche de la Rivière. Ce qui valut à ce lieu le nom de «Mont-Moytié», selon l’usage du temps de désigner un lieu par le nom de son détenteur.
Le Médoc donnait naissance alors à ses premiers crus de paroisse.

Le domaine resta dans la famille de Moytié pendant un siècle, puis échut par alliance à la Maison de Gascq. Sous Louis XV, cette puissante famille compta un premier président de la Chambre de la Tournelle, Antoine, détenteur d’un cru de Margaux qui fut à l’origine de Château Palmer. Son frère, Alexandre, épousa l’arrière-petite-fille de Jean de Moytié et entra en possession du cru familial en 1740.Riche d’ambition pour son cru, Alexandre De Gascq renomma Mont-Moytié en Léoville (dit aussi Lionville), du nom de son premier domaine située en rive droite.

Alexandre de Gascq voulait que son cru de Léoville soit un modèle et qu’il occupe le premier rang des crus de Médoc. Pour ce faire, le domaine fut planté en cépages à petits grains, les vignes palissées avec des lattes de pin, des «vaisseaux vinaires» construits pour les nouveaux chais et les «vins de goutte» mis en barrique méchées au soufre, puis soutirés au fin.
Le Château de Léoville vit aussi le jour avec de beaux jardins à la mode et de vastes dépendances.
Au décès d’Alexandre de Gascq, après 35 ans d’acquisitions et de défrichements, le domaine de Léoville à Saint-Julien était devenu le plus important du Médoc, regroupant 120 hectares.

Les héritiers d’Alexandre de Gascq conservèrent heureusement l’intégralité du domaine. Néanmoins, à partir de 1775, les vins de Léoville se négocièrent sous quatre marques différentes : d’Abadie, « Lacaze », Chevalier et Monbalon. Les familles Abadie et Chevalier avaient la fibre vigneronne depuis des lustres. Plus versé dans l’épée que dans la robe, le marquis de « Lascaze » préféra suivre les Bourbons dans leur exil en 1793. Naturellement, sa part se trouva vendue en bien national en 1794. Cependant, le reste de sa famille s’accommoda plus ou moins de la situation et se maintint à la tête du domaine jusqu’à la Restauration Monarchique.

En 1826 des « lois scélérates » et protectionnistes entrainèrent chez les Anglais le boycott les grands vins de Bordeaux et c’est en plein marasme viticole que Hugh Barton se porta à la tête des domaines de Chevalier et de Monbalon. Et en 1840, un partage foncier divisa le reste du vignoble. L’aîné, Pierre Jean de « Lascases », reçut la part qui devait constituer le domaine originel de Château Léoville Lascase. Sa sœur, Jeanne, céda ses droits à sa fille mariée au baron Jean-Marie Poyferré de Cerès. Les bâtiments du château Léoville Poyferré et Léoville Lascase furent donc divisés eux aussi en deux parties et le sont toujours.

Après les honneurs du classement impérial de 1855, et une décennie de récoltes très déficitaires et peu qualitatives, Jean-Marie Poyferré et son épouse se résignèrent à se séparer de Léoville Poyferré qu’ils finirent par vendre en 1865 à la famille Lalande et Erlanger.A cette même époque de nombreux châteaux passèrent des mains de la Noblesse dans le giron du Négoce bordelais. Fort heureusement, ils parvinrent à juguler les épidémies qui faisait rage dans les vignobles et une embellie emporta à nouveau les vins des grands crus vers les sommets d’antan. Mais le phylloxéra fit son apparition. En 1879, il commença à infecter les vignes de Saint-Julien, puis le « mildew », le mildiou, vint couronner le tout vers 1885. Toutes deux venues d’Amérique, ces maladies eurent le temps de mettre à terre trois vagues successives de propriétaires viticoles en l’espace d’une soixantaine d’années.
Ce système, où tour à tour le Négoce et la Propriété dominent le marché, fut générateur de stabilité indispensable à la bonne tenue de Léoville Poyferré et permit le renom de sa marque de 1865 à 1920.

En 1920, la famille Cuvelier acquiert le Château Léoville Poyferré à la famille Lawton (devenu propriétaire à la suite de différentes alliance) et perpétue aujourd’hui l’excellence de ce grand cru de Saint Julien.














2ème Cru Classé

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