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Saint Julien
4ème Cru Classé
Sous l’Empire, le Château Saint-Pierre était l’un des plus importants domaines de Saint-Julien. Même si le temps a grignoté sa superficie, il n’a que magnifié l’expression de son terroir, pour donner aujourd’hui ce magnifique vin.
Notes de Dégustation
La robe est très dense presque noire. Ce millésime nous offre un nez très pur de fruits confits glissant, en bouche, vers des notes de réglisse vanillé. La structure du vin est riche avec une onctuosité remarquable. Enfin, la finale est quant à elle, d’une longueur et d’une finesse et d’une élégance remarquable. Ce cru 2005 est assurément un vin de grande garde.
Le Vignoble
Sols : caillouteux et graveleux
Cépages : 75 % de cabernet-sauvignon
15 % de merlot
10 % de cabernet franc.
D’une moyenne d’âge respectable de 50 ans, son vignoble couvre aujourd’hui 17 hectares, bénéficiant d’un magnifique terroir de graves garonnaises günziennes, au sous-sol de graves argilo-sabloneuses
L’Histoire
A l’entrée de St julien de Beychevelle, une élégante bâtisse, dans la pure tradition médocaine, trône au milieu des vignes. Sur ses pierres, les siècles lentement ont passé comme le montre un feuilleté de styles hétéroclites : l’ancienne ferme du XVe siècle s’est enrichie d’une partie mansardée, puis d’une tour édifiée à la fin du XVIIIe siècle, et s’est encore agrandie à la fin du XIXe Siècle. L’histoire viticole de ce domaine, l’un des plus anciens du Médoc, remonte au XVIe siècle. Dès 1693, les archives attestent de l’existence d’une propriété vinicole, appelé « Serançan », appartenant au Marquis de Cheverry.
Sous le règne de Louis XV, en 1967, le Baron de Saint Pierre s’en porte acquéreur, et, selon l’usage de l’époque lui donna son nom. Apres sa mort en 1832, ses deux filles se partagent son héritage, ce qui entraînera la scission de la propriété. L’une sera marier au Colonel Bontemps-Dubarry tandis que la seconde épousera un Suedois, Mr de Luetkens ( alors propriétaire de la Tour Carnet). Saint Pierre n’et sera pas pour autant exclu du classement de 1855 mais les deux domaines en résultant seront exploités séparemment. S’en suit une période compliquée durant laquelle le domaine passera de main en main.
En 1892, Madame de Luetkens cède sa part à Léon Sevaistre (déjà propriétaire du Château st louis), de sorte qu’à la fin du XIXe siècle, St Pierre se partage entre deux familles et vit sous deux étiquettes : « St-Perre-Bontemps-Dubarry ». Au cours des années qui vont suivre, étape par étape, Henri Martin va redonner vie et intégrité au Château St Pierre, en rassemblant progressivement les divers éléments qui composaient ce domaine à l’origine : le chai, puis la demeure et enfin le vignoble, situé au cœur de la commune de Beychevelle. Il saura résumer la situation avec humour : « Il m’aura fallu 60 ans pour parcourir les 100 mètres qui séparent Gloria de St Pierre ».
» Le site du Château
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