Saint Estèphe ::

Eugen a sélectionné pour vous ses Saint Estèphe

Saint Estèphe est la plus septentrionale des grandes appellations bordelaises. Avec comme vaisseaux Amiral le château Cos d’Estournel et le château Montrose, les vins de Saint Estèphe sont des vins taillés pour la longévité, exprimant toute la puissance et toute la richesse du Médoc. C’est cette typicité, recherchée par le monde entier, qu’Eugen vous propose de partager.

Détail

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LAFON ROCHET 2007

LAFON ROCHET 2007


Prix HT à l'unité : 22,00 €
: Prix HT par caisse : 264,01 €

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Wine Spectator

84-87

Parker

85-87

Decanter

****16,5

Revue Vin de France

17

Gault Millau

-

Le Point

-

Saint Estèphe

4ème Cru Classé

Château à l’histoire riche et tumultueuse, Lafon-Rochet n’en demeure pas moins une des propriétés à absolument découvrir ou redécouvrir dont on ne se lasse pas !

Notes de Dégustation

Evoluant avec élégance et style sans perdre sa vigueur, le millésime 2007 évoque des notes de cassis et se caractérise par des tanins très arrondis. Un vin gourmand et fruité promis à un très bel avenir.

Accords Gastronomique

Le veau, l’agneau, le mouton ou les ceps feront honneur à cette bouteille. De même que la grive, les ceps le pigeon.

Le vignoble

Terroir : graves du quaternaire sur sous sol argilo calcaires
Superficie totale : 40 hectares en vignes
Encépagement : - 55 % Cabernet sauvignon
- 40 % Merlot
- 5 % Cabernet Franc


La vinification

Récoltés à la main, les raisins sont triés et foulés par la même équipe depuis 20 ans. Acheminés dans des cuves de vinification, ils subissent une pré fermentation à froid durant 24 à 72 heures. La fermentation alcoolique durera ensuite une dizaine de jours. Le vin est alors débarrassé de ses pépins et des pellicules de baies, il s’écoulent dans des barriques où il subira une deuxième fermentation de novembre à février en général. En mars, l’assemblage est finalisé et le vin est mis en barriques de chêne (50 % de barriques neuves) jusqu'à la mise en bouteille. 90 % de la récolte est alors vendu en primeur, le reste vieillira dans les caves du domaine, quatre fois centenaires.

L’ Histoire

On retrace l’origine de ce château jusqu’au 30 avril 1557, lorsqu’une certaine Jeanne Bernard transmis sa propriété à Monsieur Jehanot Bernard de Leyssac.
Le fief se nommait « le fief de la Vallée Roussillon », à Leyssac. C’était un vaste domaine riche en vignes. Mr de Leyssac était un marchand issu de la bourgeoisie bordelaise et en tant que propriétaire sur ce fief , il devint vassal du Seigneur de Lesparre. Mr de Leyssac acheta des terres tout autour de sa propriété, élargissant ainsi considérablement son domaine. Il y érigea un mur tout autour en 1563. Il meurt aux alentours de 1587 en cédant ses biens à sa fille Françoise, mariée à un certain Hellies de Lahaye. Après la mort de son mari, en 1619, elle divisa la propriété entre ses enfants. La parcelle dîte « Rochette » (à cause de son sol rocailleux) fut donné à sa fille Adrienne de Lahaye qui épousa Charles de Guillamotes. Morts à leur tour, leur fille, Antoinette de Guillamotes, hérita de «Rochette » que son mari Etienne de Lafon reçu en dot. C’était le début de Lafon-Rochet.

Etienne de Lafon était un personnage important puisque conseiller au parlement de Bordeaux, mais souvent absent, il s’entoura de Mr Delage qui fit fructifier la propriété en ne cessant d’acheter des terres et de planter de la vigne. Antoinette décéda en 1700 sans héritier et le domaine fut l’objet de nombreuses discordes familiales. De batailles légales en batailles légales, Etienne se retrouva finalement avec une toute petite parcelle mais eut un enfant d’un second mariage : Pierre. Il prit alors la direction du vignoble florissant après la mort d’Etienne en 1720 et lui apporta la notoriété une reconnaissance certaine tout en affinant la qualité du terroir. Ayant accompli un excellent travail, Pierre légua son vignoble à ses fils Jean, Arnaud, Joseph et Raymond, qui le firent prospérer jusqu’à la Révolution.

Heureusement, la famille De Lafon n’était pas « assez noble » pour s’attirer les foudres des révolutionnaires mais les héritiers De Lafon se distinguant, ils arrangèrent tout de même leurs noms. Il y eut ainsi Jean Lafon Rochet qui prit le patronyme du vignoble, Arnaud Lafon Barrail, Joseph Lafon de Camarsac et Raymond Lafon du Hayet. Les 4 frères étaient très proches et en 1799 ils décidèrent de se partager la propriété. A l’époque elle était encore immense, la troisième en taille après celle de Madame du Moulin (futur Calon Ségur) et celle de Louis Gaspard d’Estournel.

Pour le partage, les frères divisèrent la propriété en quatre lots de même taille. Joseph tira le n°1, Arnaud le n°2. Ces deux lots comportaient la demeure, les chais et les bâtiments c’est à dire le cœur du vignoble. Tour à tour ils cédèrent leurs parts à Joseph qui devint le propriétaire du Lafon Rochet que nous connaissons aujourd’hui.

A la mort de Joseph en 1810, sa femme Anne Paignon prit la relève et fit face à de graves difficultés financières refusant toujours d’abandonner. Mais, en 1824, désespérée, elle se sépara de tout ce qu’elle possédait. Le vignoble revînt à son fils ainé Louis Arnaud Blaise Lafon de Camarsac. Le vignoble avait considérablement réduit alors et il n’hérita que de 15 hectares de vignes. Pourtant il travailla dur, et, lui et sa femme Marie-Chevalier Pages dédièrent leurs vies au château en agrandissant les terres petit à petit. Mais la grêle en 1839 ruina une partie de leurs efforts.
Lorsque Louis décéda, il légua 2/3 du vignoble à sa femme et 1/3 à son fils Pierre Alcide. Marie-Chevalier dirigea le vignoble d’une main de maître et fit entrer Lafon-Rochet comme quatrième grand cru dans le classement de 1855. Son fils, quant à lui, se maria, et devînt père d’une petite Lucie. Lorsque Marie-Chevalier décéda elle transmis sa part à son fils et à sa petite fille. Pierre devînt un artiste reconnu à Paris et laissa à sa fille Lucie le soin de diriger la propriété, ce qui fut un excellent choix pour le château.

Mais le phylloxera frappa la propriété et le 30 Juin 1895, Pierre et Lucie durent vendre.Trois cents ans d’histoire familial et 26 hectares allaient s’envoler pour 110000 Francs, au bénéfice de Mr Frédéric Audon. La famille Audon apporta de l’argent, racheta le château voisin de Ladouys et reconstruisit Lafon-Rochet. Mais un divorce amena Mr Audon à vendre la propriété aux enchères le 4 Juin 1924.Marcel Ricard s’en porta acquéreur et la revendit en 1938 à la famille Nafréchoux qui la céda à Charles Louis Duquenoy-Legry le 18 Février 1940. Après s’en être desintéressé, la qualité ayant fortement baissé, il vendît aux parents du propriétaire actuel : Guy et Nicole Tesseron.

» Le site du Château


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Sauf indication contraire, les caisses contiennent 12 bouteilles

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