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Saint Emilion
Grand Cru Classé
Conscient du potentiel exceptionnel du terroir de Larcis Ducasse, Nicolas Thienpont aidé par un jeune et dynamique bras droit, David Suire, associe méthodes traditionnelles et techniques innovantes afin d’exalter les saveurs de cette terre. Toujours dans l’optique de produire de grands vins, purs, minéraux, longs, puissants et fins !
Notes de Dégustation
Michel Bettane et Thierry Desseauve, Tast (48 - Avril 08) : « Fruit très précis et frais, attaque en bouche tout en élégance, sans la moindre rudesse, profondeur svelte et veloutée, belle fraîcheur. Incontestablement brillant. »
L’Histoire
Le vignoble du Château Larcis Ducasse est situé sur un de ces coteaux entièrement au midi qui ont fait la réputation de Saint Emilion. Au 16ème siècle, les vins de la propriété sont fort appréciés et déjà très recherchés. En 1867, une médaille d’or décernée à l’Exposition Universelle de Paris vient récompenser la qualité des vins produits sur ce terroir exceptionnel.
Mais c’est au 18ème siècle que son histoire commence véritablement. La famille Raba, installée à Bordeaux, fait fortune dans le commerce et le transport maritime. Amateur de grands vins, M. Henri Raba achète le Château Larcis Ducasse en 1893. Sa passion le mènera à y investir une grande part de sa fortune. A sa mort en 1925, son épouse puis son fils André reprennent le flambeau. Ce dernier décède pendant la guerre. Il n’a pas d’enfants, c’est donc sa nièce Hélène Gratiot Alphandéry qui hérite de la propriété en 1941. Celle-ci, menacée à son tour, se réfugie en zone libre avec ses deux enfants. Elle revient à Larcis Ducasse après la Libération de 1944 et dirige la propriété avec la collaboration du régisseur-maître de chai Pharaon Roche, tout en exerçant d’importantes fonctions dans l’Enseignement Supérieur à Paris. Son fils, Jacques Olivier Gratiot, directeur chez l’Oréal et jurat de Saint Emilion, devient gérant en 1990. Sous son impulsion, et avec l’aide du régisseur Philippe Dubois, la longue tradition de qualité qui caractérise les vins du Château Larcis Ducasse fut non seulement maintenue mais même améliorée.
Aujourd’hui, le Château Larcis Ducasse appartient toujours à la famille Gratiot Alphandéry, Monsieur J.O. Gratiot, Madame J. Attmane et leur mère. Depuis le millésime 2002, la gérance en a été confiée à Nicolas Thienpont.Avec les conseils de Stéphane Derenoncourt et Julien Lavenu, Nicolas Thienpont poursuit les efforts réalisés jusqu’alors, pour accroître sans cesse la qualité des vins du domaine. Il commande une étude précise des terroirs de l’exploitation, engage d’importants moyens pour la rénovation du vignoble et des chais et renforce son équipe technique.
Le vignoble
Le vignoble de Larcis Ducasse regarde la vallée de la Dordogne depuis la côte Pavie, exposé au sud. Cette situation vient tempérer les excès climatiques tout en assurant une maturation optimale des raisins. Coupée des vents du nord et protégée par la rivière, la vigne ne craint ni les gelées ni la canicule. Le raisin mûrit pleinement en préservant sa fraîcheur et son fruit grâce à l’alternance de chaudes journées d’été dans ce coteau sud et des nuits rafraîchissantes sous l’influence de la Dordogne.
Superficie totale : 10.8 hectares
Encépagement : - 78% Merlot
- 22% Cabernet Franc
La vinification
L’approche des vendanges, l’équipe de Larci Ducasse passe 2 fois par semaine dans chaque parcelle pour goûter les raisins, juger de l’évolution de leur maturation. Une fois l’équilibre maturité tannique et fraîcheur aromatique trouvé, les vendangeurs arrivent. En respectant bien l’intégrité du raisin, des tris effectués manuellement tant à la vigne qu’au chai permettent de ne conserver que les baies mures. Après éraflage mais sans foulage ni pompage, le raisin est encuvé par gravité en grains entiers, en séparant bien les cépages et les parcelles. L’essentiel de la qualité du futur vin est déjà joué.
Avec les levures indigènes, la fermentation alcoolique va démarrer naturellement au bout de 24 à 72 heures. Le jus qui se libère peu à peu des raisins, va fermenter 9 à 15 jours. Le chapeau de marc formé va macérer 3 à 4 semaines au cours desquelles des remontages très fractionnés vont permettre d’extraire délicatement couleur, arômes et tanins. Ensuite, le vin est écoulé sans attendre en barriques, renouvelées pour 60 % d’entre elles. La fermentation malolactique se déroule naturellement entre novembre et mars. Si besoin, on effectue des bâtonnages pour extraire des lies, le gras qui va enrober les tanins et rendre la bouche plus suave à la dégustation.
Un 1er soutirage intervient au bout de 6 à 9 mois, avant l’été. Après 2 hivers et 18 mois d’élevage sur lies fines, le vin est stabilisé, affiné, prêt à être mis en bouteille.
La dégustation guide nos pas pendant ces 18 mois de vinification et d’élevage pour que les vins mettent en valeur les terroirs dont ils sont issus, en se révélant subtils, harmonieux et élégants avec de la matière, de l’onctuosité et du fruit.
» Le site du Château
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