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Pomerol
Notes de Dégustation
RVF : « Sa texture n’est pas brimée par l’élevage et exprime l’alliance de la tension et de la subtilité. Une grande réussite de millésime qui est montée en puissance depuis sa dégustation primeur. »
Accords Gastronomiques
Excellent avec un agneau de lait rôti ou des aiguillettes de bœuf et sa poêlée de cèpes.
Le Vignoble
Planté en trois terrasses, sur le plateau de craie et de graves de Pomerol, le terroir a un magnifique potentiel
Superficie totale : 17.5 hectares
Encépagement : - 70% Merlot / 30 Cabernet Franc
Age Moyen des Vignes : 35 ans
La Vinification
La vendange est manuelle, en cagettes de 30 kg afin de protéger au maximum le fruit. Elle est triée à la main et légèrement foulée avant de rejoindre les cuves en inox thermo régulées. L’apport de Michel Rolland, la mise en place d’un second vin, et l’emploi accru de barriques en chêne neuves ( de 30% à 60% maintenant),a considérablement développé les qualités organoleptiques de cette propriété.
L’Histoire
Crée au 12ème siècle, le Château Beauregard à une longue histoire.
Le château comme nous le connaissons aujourd’hui date du 18e siècle, lorsque la viticulture a pris le pas sur les autres activités de la propriété. Même si nous manquons d’informations historiques sur les périodes antérieures, il est presque avéré que le domaine fut créé par les Chevaliers de l’ordre de Malte sous la bannière de St John de Jérusalem. Ils occupaient en effet une petite battisse sur la propriété dans les années 1100. On retrouve la trace du domaine au 17eme siècle, alors propriété de la famille de Beauregard d’où le nom du château. Mais à l’époque, l’activité sur les terres n’était pas encore tourné uniquement vers le vin.
Ce n’est qu’en 1755 , lorsque Jerome de Chaussade pris possession du domaine avec son fils Luc Jermé et ses trois filles, que le vignoble pris son essor, suivant les conseils avisés de Jacques Kanon ( du Château Canon) . Mais la révolution allait avoir raison de son succès et en 1793, lorsque Luc Jermé et ses sœurs héritèrent du château, ils préférèrent le vendre plutôt que de le partager entre eux.
Le nouveau propriétaire, Bonaventure Berthomieux, était un riche marchand de vins et céréales. Avec cette santé financière douteuse, sa vie était en danger sous la Terreur, et il choisit judicieusement de vendre ses céréales à prix réduits aux habitants de la région durant les famines de 1791 et 1792. C’est ainsi qu’il survécut et évita la guillotine, qu’il garda sa fortune intacte et qu’il pu racheter le château. En 1795, la Révolution définitivement terminée, il décida de construire un nouveau château sur le domaine de Beauregard, celui que nous connaissons aujourd’hui. Cette « chartreuse » est si plaisante que la famille Guggenheim en construit une réplique dans les années 80, nommée Milles Fleurs, pour leur retraite à Long Island, New York.
Après Bonaventure et ses péripéties, la propriété fut quelque peu abandonnée par ses descendants. A cette époque les cours du vin était au plus bas et ses fils préférèrent planter de la garance, une culture qui s’accommodait mieux aux sols alluvionnaires. Le vignoble fut négligé et quand le marché de la garance s’effondra avec l’arrivée de la cochenille du Mexique , il fut clair que le désastre était total. Sans surprise, la propriété fut vendue en 1854. Le nouveau propriétaire, Mr Durand Desgranges, apporta du sang neuf dans le vignoble. Il racheta des parcelles et la réputation du vin augmenta considérablement. Lorsque Beauregard fut revendue en 1920, il était un des vins leader de l’appellation.
Puis la propriété changea de main quelques fois durant les années qui suivirent. Les premiers furent les frères Chavroche, puis vint un avocat du nom de Brulé. Il le donna à sa filleule Henriette Giraud, mariée a Raymond Clauzel ; le couple apporta la stabilité au vignoble, pour le vendre au Credit Foncier en 1991 ( qui possède entre autres Bastor Lamontagne). Mais les descendants des Clauzel, Paul et sa femme y vécurent jusqu’à leur mort .
» Le site du Château
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