Pessac Léognan ::

Eugen a sélectionné pour vous ses Pessac Léognan

Détail

« Retour liste

CARBONNIEUX 2008

<b>CARBONNIEUX 2008</b>

Wine Spectator

-

Parker

90-92

Decanter

***16

Revue Vin de France

16,5

Gault Millau

15

Le Point

15,5

Primeur 2008

Pessac Léognan

Aujourd'hui, avec ses 90 hectares de vignoble d'un seul tenant et son château réinvesti, dans un site où s'inscrivent fidèlement ses origines, Carbonnieux affiche un indéniable équilibre.
Après s'être historiquement affirmé grâce à la réputation de ses vins blancs, le domaine présente l'originalité, depuis plusieurs siècles, de livrer à part égale vins blancs et rouges. Cette particularité contribue à la stabilité d’un domaine à découvrir encore et encore.

Notes de Dégustation

Avec le vent en poupe depuis quelques années, les rouges de Carbonnieux ont gagné en fruit, en corpulence, en texture et en richesse, rappellant aujourd’hui quelques grands millésimes de Bourgogne . Avec une personnalité et un style à a part, les rouges de Carbonnieux sont à la fois séduisants et sensuels et ce 2008 n’échappe pas à la règle.

Accords Gastronomiques

Il se joindra parfaitement avec une viande de caractère ou une jolie pièce d’agneau.

Le vignoble

Terroir : graves profondes sur coteaux
Superficie totale : 42 hectares pour le blanc et 45 hectares pour le rouge
Encépagement Rouge: 60 % Cabernet sauvignon / 30 % Merlot / 8 % Cabernet Franc / 1% Malbec / 1% Petit Verdot
Encépagement Blanc: 60 % Sauvignon / 34 % Sémillon / 1% Muscadelle


La vinification

Deux points méritent d'être soulignés. D'abord, il est évident que l'expression des valeurs propres au terroir passe par des rendements contrôlés, même si les meilleurs millésimes naissent parfois d'une récolte abondante. A Carbonnieux, la cause de la production maîtrisée est servie par une conjonction de facteurs : âge élevé de la vigne (en moyenne, 26 ans pour les vignes blanches et 32 ans pour les rouges), pauvreté et drainage naturels des sols; autant d'éléments qui engendrent une production relativement peu importante. Une nutrition extrêmement mesurée des sols, une taille adaptée mais toujours sévère, des "façons en vert" très méticuleuses permettent en général de juguler la production. L'éclaircissage n'intervient qu'en dernier recours, lorsque certaines parcelles affichent une promesse de récolte trop importante. En tout état de cause, le pied trop chargé indique une sur-nutrition. Alors à un rééquilibrage est introduit, pour tendre ainsi, peu à peu, vers une maîtrise naturelle des rendements. Ensuite, la taille du domaine, l'hétérogénéité de ses sols, la multiplicité des cépages déterminent un nombre important de petites parcelles à la personnalité marquée, dont seule une gestion très rigoureuse peut permettre de restituer la spécificité.
La gestion parcellaire, seule capable de restituer la vérité du terroir dans sa complexité est prolongée au chai par la vinification séparée des lots accueillis. Désormais bien établie, l'identité organoleptique de chaque parcelle permet de suivre très précisément le lot jusqu'à l'assemblage, si tardif soit-il.Concernant le vin blanc, l'évolution du mode de vinification, dans les années 1980, est le fruit de petits aménagements successifs dans les différentes phases du processus.
Ainsi est venu la systématisation la macération pré-fermentaire, qui favorise l'émergence de certains arômes et précurseurs d'arômes, et qui désormais précède le débourbage. Il en va de même pour l'opération du débourbage en cuves.
Dès que le niveau de turbidité souhaité est atteint, le jus est écoulé en barriques où il séjourne jusqu'à la fin de l'élevage, soit pendant 8 à 9 mois après la fermentation.
L'élevage s'effectue sur lies fines, avec bâtonnage, de façon à libérer les arômes prisonniers des levures mortes. Pour les vins rouges, l'option retenue à Carbonnieux consiste à conduire la fermentation sur la base de températures relativement modérées (28°), quitte à les porter, lors de la phase de macération post-fermentaire, jusqu'à 32°, voire un peu plus. L'ensemble des deux opérations dure de 25 à 30 jours en moyenne. Cette formule permet à la fermentation de se dérouler dans les meilleures conditions, en évitant la mort de levures qui pourrait en altérer la phase terminale.

L’ Histoire

Né au cours d’une période trouble de la guerre, de cent ans, les vignes du domaine de Carbonnieux sont cultivées depuis le 12ème siècle. A cette époque, les moines Bénédictins de l'abbaye Sainte-Croix de Bordeaux tiraient un revenu de cette exploitation en produisant du vin. Le nom de la propriété viendrait d'un certain Ramon Carbonnieu, le premier ayant défriché les terres. De 1519 à 1740, la famille Ferron devient propriétaire du château Carbonnieux, famille notable de Bordeaux qui contribuera bénéfiquement au développement du vignoble et au négoce des vins. Ruinés les Ferron devront recéder la propriété aux moines de Sainte Croix. Subissant les différents aléas historiques, le domaine fut remis en ordre par les moines au 18ème siècle. Ils profitèrent de la grande limpidité des vins blancs pour les baptiser « eaux Minérale de Carbonnieux ». La légende raconte même qu’ils profitèrent de ce subterfuge pour commercialiser le vin en Turquie auprès du Grand Sultan, alors que la loi coranique interdisait l’alcool. Et c’est ainsi que cette mystérieuse boisson arriva sur la table du Sultan de Turquie qui s’exclama : « Si les eaux minérales françaises sont aussi bonnes, pourquoi ces gens-là prennent-ils la peine de faire du vin ? ». Une variante à cette histoire raconte que les vins blancs de Carbonnieux auraient été introduits à Constantinople par une belle Bordelaise enlevée par un corsaire et offerte au Sultan. Elle lui fit connaître la fameuse « Eau de Carbonnieux », ce qui décida le sultan à lui rendre sa liberté.
Une chose est sur, c’est que les moines aimaient l’export. Ainsi le château Carbonnieux se consommait jusqu’au Etats Unis où il arriva aux papilles de Thomas Jefferson. Troisième président des Etats Unis et fin gourmet, il visita ainsi Carbonnieux lors de sa visite ne France en 1787.
À la Révolution française, les moines furent saisis de leurs biens et en 1791, Elie Bouchereau, président trésorier de France à Bordeaux, se porta acquéreur de la propriété. La famille Bouchereau restera 87 ans à Carbonnieux et réunira une collection unique de 1242 plants de vigne de cépages français et étrangers. Cette importante étude ampélographique, dans la lignée de la pensée scientifique de l'époque, attirera beaucoup de visiteurs.
Lors de la seconde moitié du 19ème siècle, la crise du phylloxéra, qui va ravager l'ensemble du vignoble bordelais, inaugure une longue période de vicissitudes. L’attaque était à peine jugulée que la France basculait, au début du 20ème siècle, dans une crise de surproduction qui préfigurait la grande secousse économique de 1929. Et les deux guerres mondiales qui ravagèrent le pays n'épargnèrent pas le vignoble. Au résultat, à l'instar de la plupart des grands vignobles bordelais, la situation du château Carbonnieux, à l'issue de la seconde guerre mondiale, n'était guère enviable.
Au début des années cinquante, le vignoble, peu suivi, mal entretenu, âgé et clairsemé, affichait une contenance de 29 hectares, contre 60 quelque deux siècles plus tôt. Les bâtiments, inhabités depuis la première guerre mondiale, étaient dans un état de grand délabrement et l'infrastructure de production reflétait le dénuement de l'ensemble. A cette époque le vin se vendait mal, l'accès au marché intérieur était étroit et les circuits des marchés internationaux n'étaient pas encore vraiment tracés. C'est dans ces conditions qu'en 1956, la famille Perrin se portait acquéreur du château Carbonnieux. Et après un hiver glacial, le plan de replantation prit effet en 1957 et le rythme s'accéléra à partir de 1962. Les débuts de l'exploitation s'avérèrent difficiles. Les millésimes des années 1960 furent en effet globalement peu porteurs, sur fond de marché saturé. L'éclaircie se produisit au début des années 1970, avec en toile de fond, la lente restructuration de l'économie et de la consommation. A partir de 1980, les revenus du vignoble parvenu à maturité permirent d'entrer dans une phase d'investissements. C'est durant cette décennie qu'a été mise en place une infrastructure de production adaptée à la nouvelle taille du vignoble, avec notamment la construction du cuvier, en 1990.
Aujourd’hui Carbonnieux est un quelques domaines prestigieux qui ont justifié la création de la non moins prestigieuse appellation Pessac Léognan


Cru Classé

» Le site du Château

Prix HT à l'unité : 18,00 €

Prix HT par caisse : 234,87 €

» Commander

Rappel : les prix sont Hors Taxes , la TVA et les frais de transport seront ajoutés lors de votre commande

Sauf indication contraire, les caisses contiennent 12 bouteilles

paiement sécurisé