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Détail

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MONBRISON 2006 Magnum

<b>MONBRISON 2006</b>   <i>Magnum</i>

Wine Spectator

87

Parker

88

Decanter

****17

Revue Vin de France

15,5

Gault Millau

17

Le Point

14,5

Margaux

Le Vignoble

Superficie totale : 20.5 hectares en vignes
Terroir : Graves garonnaises
Encépagement : - 50 % Cabernet sauvignon
- 30 % Merlot
- 15% Cabernet Franc
- 5 % Petit Verdot

Age du Vignoble : 35 ans

De 1974 à 1983, six hectares de Monbrison furent cédés à bail à Alexis Lichine du Prieuré Lichine à Margaux et cette part de récolte rentrait dans la production du Prieuré (Monbrison ayant toutefois toujours maintenu l’entretien et les « façons » dans tout son vignoble). Cet accord résilié, la propriété, grâce à de nouveaux fermages auprès de voisins, fut portée à 13,20 ha, auxquels viennent s’ajouter les 7,40 ha de Cordet.
L’encépagement se répartit de la façon suivante : 50% Cabernet Sauvignon, 30% Merlot, 15% cabernet Franc, 5% Petit Verdot. Le terroir graveleux est pour ainsi dire d’un seul tenant, sur le plateau connu sous le nom de Poujeaux, jouxtant Le Tertre et Angludet sur une face et Giscours de l’autre. Il est longé par le chemin vicinal reliant Arsac à Macau.
Monbrison a le charme d’une belle gentilhommière, d’époque et de style assez disparate mais dont la partie centrale la plus ancienne date du 17ème siècle. Au cours des ans, divers aménagements y furent apportés, aussi a-t-on l’impression souvent de circuler d’une grande pièce à l’autre. Au centre, une tourelle surplombe un porche recouvert de plantes grimpantes. A l’arrière de la maison, dans ce qu’il est convenu d’appeler « la garenne » il y a une piscine. Ne pas oublier, 3 chiens très attachants !

La légende raconte qu’il existe un souterrain secret reliant le Château d’Arsac à Monbrison et de là se poursuivant vers la Gironde, et qui aurait été utilisé au moment de la révolution. Il n’a pas été exploré…

Les vins

A Monbrison l’on pratique bien entendu les « vendanges vertes » (Jean-Luc Vonderheyden fut le tout premier à adopter cette technique dans notre appellation) sauf en 1988 et 1992 lorsque le vignoble fut frappé par la grêle.
La vinification est traditionnelle : remontage deux fois par jour avec fortes aérations, contrôle des températures. Durée de cuvaison approximativement 3 semaines. Vieillissement en barriques (50% barriques neuves, 50% barriques d’un an) durant 18 mois.

Un nouveau chai à barriques a été construit en 1978, puis un nouveau caveau pour les vins conservés à la propriété en 1987. Les vins de Monbrison ont atteint, au moins depuis 1982, une très belle réputation. Ceci en parti grâce à l’âge respectable du vignoble, replanté en 1963, mais principalement cela traduit la passion et le talent apportés par Jean-Luc Vonderheyden et poursuivi avec la même passion par son frère Laurent.

Historique

Il est tentant mais improductif d’essayer de lier l’histoire de Monbrison à celle du Marquis de Montalambert, propriétaire des Domaines Dufort-Lascombes au milieu du 18ème siècle. En 1768 la veuve du Marquis de Montalambert partagea ses biens entre ses 2 neveux, le Vicomte de Viviens et un certains Monsieur Montbrizon (avec un « t » et un « z »).
En fait, ce qui est maintenant le Château Monbrison était à cette époque une métaire de la propriété voisine du Château d’Arsac, appartenant à la puissante famille de Ségur. En 1749, Monbrison fut cédé en tant que propriété indépendante à Monsieur de Copmartin, Conseiller du Roi à Bordeaux, et demeura aux mains de cette famille jusqu’en 1818.
Le 26 février de cette année, Madame François-Pierre de Copmartin, née Anne Faure, vendit son domaine à Arsac, dont le vignoble à cette époque était peu étendu, à Paul George Conqueré de Monbrison, pour la somme de 75 000 francs. Etait-il un descendant du neveu de Montalambert ? cela, nous ne le savons pas.
A dater de ce moment, Monsieur de Monbrison agrandit le domaine, faisant l’acquisition en 1836 de terres dans la commune de Margaux auprès d’un Monsieur Teychonneau et réunissant d’autre parcelles afin d’obtenir un ensemble plus cohérent. Mais en 1848, ses fils Jacques-Edouard et Jean-Henry Dominique vendirent la propriété à Isidore Feuillebois, un notaire résident à Margaux. A cette époque, il y avait une production de 25 tonneaux de vin. Dix huit ans plus tard, 1866, Monbrison une fois de plus changea de mains. Cette fois, l’acquéreur fut Gustave Chaix d’Est-Ange et qui devint l’année suivante également propriétaire de Lascombes. Selon les informations de Guillon, le vignoble fut encore agrandi, peut-être s’agit-il de replantations, car les chiffres de la production demeurent inchangés.
Gustave Chaix d’Est-Ange mourut en 1887 et si ses héritiers conservèrent Lascombes, ils décidèrent de se séparer de Monbrison qui fut acheté par Jean Clanis, un négociant. Puis, au début du siècle, le domaine passa à Jean Lavendier qui avait épousé Jeanne-Marie, la fille de Monsieur Clanis. Il ne semble pas que les Lavendier résidèrent à Monbrison. Il était maire de Margaux et ils habitaient au Château La Gurgue. Durant un certain temps, les deux propriétés furent réunies et la production passa à 60 tonneaux. Ce fut Monsieur Lavendier qui vendit Monbrison, mais pas la Gurgue qu’il conserva, à Robert Meacham Davis à la fin de la 1ère grande guerre, en 1922. S‘il n’avait pu faire d’acquisition de la Gurgue, Robert M. Davis pu joindre à son terroir une parcelle importante, jouxtant les terres de Giscours, appelée « Cordet », ces terres étant une partie de la dote de Kathleen Johnston, son épouse.
Selon Cocks et Féret, ce terroir produisait un vin blanc. De nos jours, Cordet produit d’excellents vins rouges qui ne sont pas le 2ème vin de Monbrison ; Ce dernier est connu sous le nom de « Bouquet de Monbrison ». La famille Davis résida à Monbrison. Ce furent eux qui isolèrent la propriété, encerclée d’une belle variété d’arbres. Ce paisible vignoble avait, au loin, vue sur la forêt. Puis vint la guerre de 1940 qui rompit le charme. En 1939, le gouvernement Français incitant à l’arrachage des vignes, celles de Monbrison disparurent, puis en 1940, Robert M. Davis, citoyen Américain, fut contraint par les troupes occupantes à quitter le territoire sous les 15 jours.
Quelques années plus tard, ce fut sa plus jeune fille, Elizabeth, qui décida de reprendre les rênes de Monbrison. Mariée à Christian Vonderheyden (jusqu’à leur séparation en 1972) elle racheta les parts de ses sœurs dans l’exploitation, fit des fermages auprès de voisins, propriétaires d’anciennes parcelles de Monbrison vendues par sa mère, et redonna vie à ce vignoble auquel elle était attachée. Il semblerait qu’elle causa même quelque émotion, atteignant avec ses fusées para-grêle lors d’un violent orage, un avion de la British Airways au décollage de Mérignac, qui rebroussa chemin !

Elizabeth M. Davis, aux cheveux blancs et au caractère optimiste reste une figure attachée et présente à Monbrison, mais à dater de 1976, son 2ème fils Jean-Luc Vonderheyden fut responsable de la vinification et ceci jusqu’à sa disparition tragique et prématurée en 1992, emporté par une leucémie.

Depuis lors, son 3ème fils Laurent, qui vécu et dirigea sa propre entreprise aux Etat-Unis durant une douzaine d’années, gère la propriété familiale de ce joli domaine. Ce dernier à 4 enfants, l’avenir est donc assuré !

Cru Bourgeois Supérieur

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