Pessac Léognan ::

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Détail

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DOMAINE DE CHEVALIER 2007

DOMAINE DE CHEVALIER 2007


Prix HT à l'unité : 30,00 €
: Prix HT par caisse : 360,00 €

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Wine Spectator

88-91

Parker

90-92

Decanter

***16,5

Revue Vin de France

18,5

Gault Millau

17,5

Le Point

-

Pessac Léognan

Cru Classé

Notes de Dégustation

Le Domaine de Chevalier 2007 de couleur pourpre d'intensité normale exhale des arômes de fruits rouges, de cuir ajoutés à quelques notes de noisette. Ce vin avec ses tanins enrobés et un brin de vivacité dans la persistance vous ravira!Le succès de l'année, selon JM Quarin
« Un miracle d’équilibre et d’harmonie, finement épicé avec une finale douce » consacre le figaro. Un vin de grande classe qui sera séduire n’importe quel amateur. Superbe

Le vignoble

La structure d'ensemble des sols de Chevalier se présente sous la forme d'une couche de sable noir graveleux d'une épaisseur moyenne de 60 à 90 cm. Globalement, ces terrains présentent la caractéristique d'être acides, pauvres et très filtrants.
Le sous-sol, très riche, est composé d'une base argilo-graveleuse mélangée à de l'alios, dans laquelle la vigne s'enfonce profondément. La croissance de la vigne et la maturation du raisin s'opèrent ainsi d'une façon remarquablement régulière.
Un drainage exemplaire, réalisé dès 1962 sur l'ensemble du vignoble, est venu compléter ces dispositions naturelles en permettant d'éliminer l'excès d'eau .
Concernant la sensibilité au gel du terroir, un certain nombre de mesures ont permis de réduire efficacement les risques : déboisement, tours antigel, chaufferettes à fuel sur le vignoble blanc (plus fragile, car plus précoce), utilisation d'hélicoptères pour opérer un brassage de l'air !
Du fait des plantations et des gelées qui l'ont longtemps affecté, un certain nombre de parcelles replantées depuis 1986 côtoient les vieilles vignes, âgées de plus de 40 ans.
Confortée par la pauvreté naturelle des sols, la démarche première vers un rendement maîtrisé a pour effet de raccourcir le cycle végétatif et la durée de maturation du fruit. Elle permet d'obtenir le regain de complexité nécessaire à l'obtention de vins de garde.
Les vignes blanches se répartissent en 70% de sauvignon et 30% de sémillon.
Le vignoble rouge est composé de 62% de cabernet sauvignon, 32% de merlot, 3% de cabernet franc et 3% de petit verdot .

Terroir : graves sur sous sols graveleux et argilo graveleux
Superficie totale : 5 hectares pour le blanc et 35 hectares pour le rouge
Encépagement Rouge: 65% Cabernet sauvignon / 30 % Merlot / 2 % Cabernet Franc / 3% Petit Verdot
Encépagement Blanc: 70 % Sauvignon / 30 % Sémillon



La vinification

Les vendanges illustrent au plus haut point le souci de perfection qui anime les acteurs de la conduite du vignoble à Chevalier. "Je ne connais pas de vignoble au monde où les vendanges de vin blanc sec soient réalisées avec une telle intransigeance", observe Olivier Bernard.Ce tri à la vigne peut exiger de nombreux passages, notamment dans les vignes blanches.Il n'est pas rare, les années difficiles, de compter jusqu'à cinq tries pour vendanger grain par grain les raisins. Concernant les raisins rouges, la couleur foncée des baies rend plus difficile le tri à vue dans la vigne et une légère marge d'erreur est inévitable. La recherche de la perfection nécessite donc une ultime vérification sur table de tri. Le raisin est amené à la table dans des cagettes qui sont déversées sur un égouttoir. Le tri s'effectue alors en deux temps qui permettent d'éliminer successivement les éléments végétaux indésirables puis les baies altérées. Après la phase du foulage, le remplissage des cuves s'opère par gravité grâce à un système hydraulique.

L'identité du terroir, transmise par une récolte irréprochable, offre au vinificateur un capital unique. Olivier Bernard exprime ainsi la philosophie qui conduit la vinification à Chevalier : "L'homme n'est qu'un révélateur... le terroir domine tout"

A Chevalier le vin blanc est élevé en totalité en barriques, neuves pour seulement 30%. Les cagettes, de faible volume (25 kg), parfaitement respectueuses de l’intégrité des baies, sont déversées directement dans le pressoir où le raisin est lentement pressé. Le jus s'écoule directement en barriques dans lesquelles s'effectue un débourbage de 18 à 24 heures. Le recours à une chambre froide permet d'amener très progressivement la température des moûts à 16/18°, de façon à ce que la fermentation démarre lentement, dans les meilleures conditions.

Pendant la fermentation, la température peut monter naturellement jusqu'à 25°, voire 27/28°, restituant une étoffe et une palette aromatique bien supérieure à ce qu'elle serait en cuves. L’élevage sur lies, assorti d'un bâtonnage plus ou moins régulier, permet d'affiner encore ces valeurs.

L'élevage sur lies dure jusqu'à la fin de l'été. Puis, fait unique à Bordeaux, le vin passe un deuxième hiver en barriques, ce qui lui permet de régulièrement faire l’impasse sur les collages et les filtrations trop serrées. La mise en bouteilles a lieu au printemps.


Pour les vins rouges, l'ensemble des étapes de la vinification est servi par un matériel de pointe. Une des originalités de Chevalier réside dans la pratique du bombage manuel effectué lors des remontages. Cette intervention, qui contribue de façon douce à l'extraction, est aujourd'hui tombée en désuétude sur le terroir bordelais.
La fermentation malo-lactique du grand vin s'opère en barriques neuves.

Des écoulages jusqu'à la période d'assemblage, qui se déroule au mois de janvier, les vins sont dégustés très régulièrement. Un moment privilégié qui réunit les œnologues consultants, Denis Dubourdieu pour les blancs et Stéphane Derenoncourt pour le rouges.

A l'issue de cette sélection très sévère, le grand vin représente entre 50 et 60% de la production, le deuxième vin, "L'Esprit de Chevalier", 30% environ, et le troisième vin, entre 10 et 15%. L'assemblage des vins blancs est également effectué rapidement (fin décembre/début janvier), de façon à obtenir, à terme, une meilleure homogénéisation et un meilleur équilibre.

Après avoir été élevé sur lies totales jusqu'au mois de juin suivant l'année de la récolte, le vin blanc est soutiré de fût à fût pour passer l'été sur lies fines. Il est ensuite soutiré une nouvelle fois, puis passe son deuxième hiver en barriques. Il est ensuite collé. En finale, il aura donc séjourné 18 mois en fûts.
Au terme de ce long séjour, le vin est clair et n'est guère passible que d'une filtration très légère. Tout comme pour le vin blanc, l'élevage du vin rouge a lieu intégralement en barriques. Les soutirages sont effectués tous les trois mois, "au fin", par gravité, de barrique à barrique.
Pour le grand vin, la durée du passage en barriques s'étale de 14 à 24 mois, et la proportion de bois neuf varie de 40 à 75%, selon la puissance du millésime.
Ces chiffres sont ramenés à 12 mois environ pour le deuxième vin, l'Esprit de Chevalier, avec des barriques de deux ans.

L’ Histoire

Situé à la limite du plateau sablonneux des Landes, à l'ouest, et du vignoble historique des Graves, qui occupe la partie orientale du terroir, en bordure de Garonne, le domaine ne confirme en effet sa vocation viticole que dans la seconde moitié du 19ème siècle.
Un nombre restreint de propriétaires se succède à Chevalier, assurant la continuité d'une démarche d'exigence qui, depuis l'origine, signe la production du domaine.
En 1865, Arnaud Ricard et son fils Jean, tous deux tonneliers, acquièrent l'exploitation qui porte encore le nom de "Chivaley", « chevalier » en gascon, surement lié au très ancien chemin de Saint Jacques de Compostelle, encore adjacent à la propriété. Les cultures vivrières et l'élevage représentent alors l'essentiel des revenus des 44 hectares d'une terre enclavée dans la forêt. C'est en fait Jean Ricard qui, à la mort de son père, trois ans plus tard, pressentant le parti exceptionnel que l'on pouvait tirer du terroir de Chevalier, sera le véritable créateur du domaine viticole. Avec des revenus confortés par la récente acquisition d'une affaire de négoce des vins, il achète des terres voisines et y plante les meilleurs cépages, amenant le vignoble à 15 hectares.
Il lui apportera tous ses soins et, à sa mort, en 1900, le Domaine de Chevalier, dont le nom a été francisé, possède sa propre étiquette et sa notoriété est déjà importante. A la mort de Jean Ricard, Gabriel Beaumartin, son gendre, lui succède à la tête de l'exploitation. Durant les quarante années de sa présence à Chevalier, c'est lui qui va véritablement asseoir la réputation du vin du domaine, en en confiant la distribution au négoce et en utilisant le réseau de ses relations. Ajouté aux efforts renouvelés qu'il apporte au vignoble (qui passe à 18 hectares), ce long travail d'image aboutira à conférer à Chevalier le prestige d'un des premiers crus de Graves.
Au décès de Gabriel Beaumartin, en 1940, la gestion de la propriété devait revenir à son gendre, Jean Ricard. L'absence d'intérêt marqué pour la viticulture chez ce dernier amènera une brève période d'intérim assurée par un cousin des Ricard, Marcel Doutreloux. Installé sur le Domaine, fidèle à la tradition de qualité de ses prédécesseurs, ce dernier signera quelques très grands millésimes.
En 1948, Claude Ricard, fils de Jean, s'installe à Chevalier. Il est alors âgé de 21 ans et sort du Conservatoire de musique de Paris.
Il dote l'exploitation de nouveaux moyens techniques, dans la mesure de ses possibilités financières, instaure un principe absolu de sélection de la vendange et procède systématiquement, dès 1957, à la fermentation malo-lactique des vins rouges. Avec le concours du professeur Peynaud, il donnera un nouvel élan au domaine, en portant notamment la qualité et la réputation du vin blanc de Chevalier au plus haut niveau.
Et à partir de 1983, c'est à Olivier Bernard qu'il reviendra de continuer l'œuvre entreprise quelque cent vingt ans auparavant.
A lui désormais la lourde tâche d'incarner la volonté familiale sur le domaine. Son premier acte fut de reconduire l'équipe du domaine. Aujourd'hui, largement étoffée, celle-ci est dirigée par un tandem de haute compétence, formé de Rémi Edange, Directeur adjoint, et de Thomas Stonestreet, Directeur technique, chargé du vignoble et du chai.
La taille initiale du vignoble affectait également la cohérence de l'exploitation. L'achat de parcelles contiguës dont les sols présentaient une structure identique à ceux de Chevalier, permit, à partir de 1985, d'étendre progressivement la surface du vignoble à 40 hectares, toujours d'un seul tenant.
Un plan rigoureux de plantation, soucieux de ménager les étapes, fut établi sur le long terme. Il s'étala sur une décennie (1988 à 1995). Au total, 35 hectares de vignes rouges et 5 hectares de vignes blanches sont aujourd'hui en production.
Dans le même temps, un déboisement conséquent autour des parcelles les plus gélives réduisit sensiblement les risques de gel, en augmentant la zone de circulation de l'air.
La mise en place d'installations conformes à la nouvelle taille du vignoble, et plus largement la rénovation de l'ensemble des bâtiments, constituaient le deuxième volet du plan global de rénovation.
L'opération fut réalisée en deux reprises (1984 et 1991). Le parti architectural retenu était celui de la simplicité fonctionnelle et de l'absence d'ostentation. Le cuvier, équipé de façon ultramoderne, constitue le point d'orgue de l'ensemble.



» Le site du Château


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